1914 / 2014

Les informations figurant sur cette page sont issues du Blog « Les Bleuets Decizois » de Monsieur Pierre Volut. Je le remercie de m’avoir permis d’utiliser le fruit de ses recherches et je vous invite à consulter ce blog qui retrace la vie du canton durant la première guerre mondiale. Chaque mois, il apporte différents témoignages et de nombreux documents sur cette période tragique.

 


FLEURY-sur-Loire compte 388 habitants et 151 électeurs.

 

Le maire est M. Gilbert, son adjoint M. Follereau ; le curé est l'abbé Gros, l'instituteur M. Loffinot, le buraliste-receveur M. Renaud.

 

Le village a sept cafés-auberges que tiennent MM. Gillet, Moine, Trinquard, Canot, Mouzat et Colas et Mme Chalot. M. Govain est épicier ; les artisans sont M. Brenon (charron), MM. Trinquard et Bouiller (maréchaux), M. Protat (sabotier) et M. Després (tailleur).

La Société Anonyme des Sables et Kaolins de Nevers exploite une carrière.

 

 

Le principal propriétaire de la commune est M. Hubert Frère, au château de La Motte-Farchat (il est le seul abonné au téléphone de la commune).

 

Les agriculteurs sont MM. Gilbert et Bidault au Bourg, Denis au Lieu-Janot, Arbault au Lieu-Pourneau, Lamarche à L'Atrehaut, Turpin à Villars, Ventrin au Lieu-Glot, Férien Chez Lebeau, Sellier à La Perrière, Lacour, Serpollet et Lépron à Farchat, Tantôt au Lieu-Bardot et Henriot aux Fonds-à-Grillon.

 

LES PREMIERS SOLDATS DE FLEURY SUR LOIRE  MORTS AU CHAMP D'HONNEUR 

1914

24 août 1914 : Jean-Marie MORIN (Fleury) 85e R.I. Hôpital de Cosne

9 octobre :          Jean-Baptiste SELLIER (Fleury) 13e R.I. Bois Brûlé, Apremont
14 octobre :    Joseph BIDEAU (Fleury) 237e R.I. St Pol/T., P. de C.
15 octobre :    Jean BLONDEAU (Fleury) clairon 256e R.I. Labourse, P. de C.

 8 novembre :     Jean  Baptiste THIBAULT Fleury 26e R.I. Groot        Vierstraate, Belgique.

10 novembre :   Antoine BIDEAU Fleury 160e R.I. Saint-Eloy,           Belgique

20 décembre : Etienne BLONDEAU Fleury 21e B.C.P. Noulette, P. de C.
25 décembre : Jean-Baptiste SERPOLLET Fleury 368e R.I. Ecrouves, M. et M.


1915

14 mars 1915 : Pierre JOUANET Fleury/L 122e R.I. Beauséjour, Marne

18 avril : Pierre BRANCHAT Fleury/L 69e R.I. Fleury, Nièvre

Découverte d'un cadavre dans la Loire à Fleury. C'est celui de Pierre Branchat, qui s'est noyé au barrage de Saint-Léger le 26 mars.

Pierre Branchat, revenu dans son village, est mort des suites de ses blessures de guerre

18 juin :Léonard CHAMORIN Fleury/L 213e R.I. Malmerspach, Alsace

             Annet MORIN Fleury/L 213e R.I. Bois en Brosse, Alsace

7 juillet : Louis CHAUSSIN Fleury 134e R.I. Marbotte

23 juillet : Jean-François MINOIS Fleury/Loire  Hôpital de Nevers

6 octobre : Joseph LAFAIE Fleury/Loire 134e R.I. Tahure, Marne                  11 octobre : Henri MEYSTRE Fleury/Loire ss.lieut. 146e R.I. Perthes-les-Hurlus

30 novembre : Nicolas BLOT Fleury/Loire 134e R.I. Erize-la-B., Meuse

 

1916

12 mars : Denis LACOUR Fleury 10e R.I. Hôpital Commercy

12 juillet : Louis PROVOST Fleury 217e R.I. Bois de la Laufée

 29 juillet :  Jean TARDIVON Fleury margis 8e R. Art Caix, Somme

1er août : Maurice LEBRETON Fleury 41e RI Bois du chamois

11 octobre : Gilbert FALLET Fleury 261e R.I.T. Bray/Somme

 

1917

 

4 février Jean MOINE Fleury 58e R.I.T. Fleury

13 février Joseph ÉLOY Fleury 10e BCP Hôp. Langres

27 mars Jean BIDEAU Fleury 237e R.I. Maisons de Champagne

25 avril Jacques FOUCAUD Fleury 208e R.I. Lazaret de Sedan

 

1918

 

23 juillet Jean-Baptiste LAFAIE Fleury 272e R.I. La Faloise, Somme

25 juillet Gabriel GILLIER Fleury caporal 67e R.I. Villemontoire

18 août Marin COCARD Fleury 134e R.I. Quennevières

C'est arrivé à Fleury...

Lundi 4 juin : Une famille de Fleury-sur-Loire a été bien éprouvée. Le 14 octobre 1914, Joseph Bideau est mort de ses blessures de guerre, il avait 24 ans. Son frère Antoine a été tué le 11 novembre 1914, il laissait une veuve et un enfant en bas âge. Un second frère, Jean, a été tué le 27 mars 1917, il avait 21 ans. Le père, Jean-Marie, est mort de chagrin le 29 juin 1915. Il reste un fils Bideau qui est mobilisé à la 8e Section de Commis et Ouvriers à Nevers.

 

 

Dimanche 25 juin 1916 : M. Hubert Frère, maire de Fleury-sur-Loire, a pris un arrêté municipal contre les nomades : ils ont l'autorisation de faire halte pour une durée de deux heures au maximum et ce en un seul lieu précis.  

 

 

14 mai 1915 : Atterrissage à Fleury-sur-Loire, dans un pré près du château de Farchat, d'un aéroplane Voisin type 463, moteur 137 HP.   
 
Jeudi 27 mai 1915 : La Journée Française organisée à Fleury-sur-Loire a rapporté 102,15 F

 

18 juin,1915:  deux soldats de Fleury-sur-Loire, un de Decize et un autre de Saint-Germain-Chassenay sont tués dans la même attaque. La lecture du Journal des Marches et Opérations de leur régiment, le 213e Régiment d'Infanterie, permet de comprendre dans quelles circonstances ils ont vécu leur dernier combat. Depuis plusieurs semaines, le 213e R.I. alterne les positions en première ou seconde ligne sur le flanc nord-est du Langenfeldkopf, un petit sommet qui domine la haute vallée de la Thur, dans le sud de l'Alsace, et le cantonnement de repos à Malmerspach.Le 16 juin, plusieurs bataillons de ce régiment de réservistes reviennent au front ; ils prennent position dans les tranchées de seconde ligne, où ils relèvent le 5e bataillon de chasseurs. Une attaque d'envergure est programmée pour le 18 juin.Le 18 juin, à 3 h du matin, le 6e bataillon se prépare à avancer, en appui d'une attaque menée par un bataillon de chasseurs à pied dans le secteur du Bois en Brosse. A 6h 30, les chasseurs sortent des tranchées en avant-garde. A 6 h 55, la charge sonne pour les poilus du 213e.La traversée des fils de fer et l'arrivée sur la tranchée allemande sont réussies lorsque 3 obus allemands de 220 tombent dans les rangs avancés, suivis par plusieurs obus français de 75 mal ajustés. S'ensuit un flottement qui permet une contre-attaque allemande.La progression prévue est annulée. Le régiment a perdu ce jour-là 7 officiers (3 tués, 3 blessés et 1 disparu) et 310 hommes de troupe (95 tués, 61 blessés et 154 disparus). Parmi la liste des tués figurent Alexandre Labrune, matricule 014325 et Annet Morin matricule 018367. Jean Pagneux, matricule 014325 est porté disparu. Léonard Chamorin, matricule 923 a dû mourir de ses blessures le jour-même au cantonnement de Malmerspach. Tous les quatre appartenaient à la 23e compagnie.

.

 LE BOIS DE LA LAUFEE

 

Le Bois de la Laufée, le Chenois, la Montagne, le tunnel ferroviaire de Tavannes sont des secteurs stratégiques au nord de Verdun, entre le Fort de Vaux et le Fort de Tavannes. Le 4 juillet 1916, l'ouvrage de Damloup est pris par les Allemands. Leurs batteries d'artillerie lourde bombardent les lignes françaises. Suivons maintenant le 217e R.I., un régiment lyonnais où combattent plusieurs soldats du canton de Decize. Le premier juillet, les 4e et 5e bataillons ont quitté le cantonnement de Belleroy pour gagner le Chenois et le Bois Fumin. Le 3 juillet, la première ligne subit un bombardement intense qui dure 16 heures (entre 0 h 30 et 16 h 30). Le lendemain, une compagnie du 217e est placée en réserve de deux compagnies du 29e BCP qui se lancent à l'attaque des lignes allemandes ; cette opération est un échec. A partir du 7 juillet, la ligne du Chenois est bombardée sans interruption ; plusieurs compagnies doivent descendre s'abriter dans le Tunnel de Tavannes. La rage de l'artillerie ennemie fait pressentir une attaque. C'est le 11 juillet que se livrent les combats les plus violents. L'ennemi arrose le secteur de gaz asphyxiants pendant la nuit, puis lance une attaque à la grenade ; il parvient à installer plusieurs petites unités sur un talus. Nos soldats parviennent à bloquer cette attaque, mais sont soumis à des tirs de mitrailleuses qui provoquent de nombreuses pertes. Les Allemands cernent et enlèvent le poste de la Montagne, où est installé le Q.G. Des blessés, des plantons, plusieurs officiers de la Compagnie Hors Rang sont faits prisonniers. Le lieutenant-colonel Leyraud parvient à s'échapper avec quelques soldats. Il organise une contre-attaque pour reprendre le poste ; mais la 21e Compagnie perd successivement presque tous ses chefs et il faut attendre 19 heures pour que les 14e et 15e Compagnies s'emparent du poste et de 80 prisonniers allemands – et libèrent nos soldats captifs. Le régiment est relevé le 15 juillet ; il part en cantonnement à Rosne et Belrain. Il a subi des pertes importantes : 16 pages du J.M.O. sont consacrées à l'énumération des morts et blessés. Parmi eux figure le soldat Louis Provost, originaire de Fleury-sur-Loire.