Historique

La légende veut que le village de Fleury sur Loire se soit construit à l’emplacement d’une fontaine dédiée à la déesse gallo-romaine Flora. Des traces de voies romaines et des vestiges de villae gallo-romaines confirment cette occupation ancienne du site. Au XIVème siècle, la seigneurie de Ferrachat ou Ferchaz possède de nombreuses terres. De l’ancienne demeure féodale des Ferrachat ne reste qu’une tour ronde isolée, massive et découronnée, flanquée d’une tour carrée. Les exploitations agricoles, la polyculture, l’élevage de bovins et de chevaux font la renommée de ce village. Au XXème, un nouveau type de ressources émerge avec l’exploitation des mines de kaolin.

 

 

CHATEAU DE LA MOTTE-FARCHAT

XVème XVIème XIXème 

 

Le château est construit dans le style d’Amboise, avec un étage sur rez-de-chaussée surélevé et un étage de combles. Au XIXème siècle, la façade nord est flanquée d’une tour ronde et d’une tour carrée sur angles. Deux tourelles abritant les escaliers sont accolées aux pignons. La porte centrale du corps de logis est surmontée d’un écusson aux armes des Villaines et d’une niche ornée d’une coquille. L’étage de combles est éclairé par trois fenêtres lucarnes encadrées de pilastres. Elles sont surmontées de frontons sculptés et de pinacles. Par alliance, la seigneurie de la Motte-Farchat échoit à la famille Richard de Soustrait en 1785, aux Benoist d’Azy au cours du siècle suivant et enfin aux Rérolle.

                                 

 EGLISE SAINT-JULIEN

XIIème siècle


L’église paroissiale est romane de plan cruciforme, avec un berceau et une abside en cul-de-four. Le clocher carré comporte des baies géminées séparées de colonnes à chapiteaux sculptés. Il est coiffé d’une longue flèche charpentée couverte en ardoises. L’église domine la place du village.

 

LA NEF


La nef se déploie sur quatre travées avec colonnes annelées à chapiteaux plats ou sculptés, supportant les arcs brisés de la voûte.

 

Ref: Patrimoine des communes de la Nièvre édition Flohic

 

Historique

1914

Fleury-sur-Loire compte 388 habitants et 151 électeurs.

 

Le maire est M. Gilbert, son adjoint M. Follereau ; le curé est l'abbé Gros, l'instituteur M. Loffinot, le buraliste-receveur M. Renaud.

 

Le village a sept cafés-auberges que tiennent MM. Gillet, Moine, Trinquard, Canot, Mouzat et Colas et Mme Chalot. M. Govain est épicier ; les artisans sont M. Brenon (charron), MM. Trinquard et Bouiller (maréchaux), M. Protat (sabotier) et M. Després (tailleur).

La Société Anonyme des Sables et Kaolins de Nevers exploite une carrière.

 

 

Le principal propriétaire de la commune est M. Hubert Frère, au château de La Motte-Farchat (il est le seul abonné au téléphone de la commune).

 

Les agriculteurs sont MM. Gilbert et Bidault au Bourg, Denis au Lieu-Janot, Arbault au Lieu-Pourneau, Lamarche à L'Atrehaut, Turpin à Villars, Ventrin au Lieu-Glot, Férien Chez Lebeau, Sellier à La Perrière, Lacour, Serpollet et Lépron à Farchat, Tantôt au Lieu-Bardot et Henriot aux Fonds-à-Grillon.

 

 

Les premiers Soldats de Fleury sur Loire morts au champs d'honneur.

1914

24 août 1914 : Jean-Marie MORIN (Fleury) 85e R.I. Hôpital de Cosne

9 octobre :  Jean-Baptiste SELLIER (Fleury) 13e R.I. Bois Brûlé, Apremont
14 octobre : Joseph BIDEAU (Fleury) 237e R.I. St Pol/T., P. de C.
15 octobre : Jean BLONDEAU (Fleury) clairon 256e R.I. Labourse, P. de C.

 8 novembre : Jean  Baptiste THIBAULT Fleury 26e R.I. Groot        Vierstraate, Belgique.

10 novembre : Antoine BIDEAU Fleury 160e R.I. Saint-Eloy,           Belgique

20 décembre : Etienne BLONDEAU Fleury 21e B.C.P. Noulette, P. de C.
25 décembre : Jean-Baptiste SERPOLLET Fleury 368e R.I. Ecrouves, M. et M.


1915

14 mars 1915 : Pierre JOUANET Fleury/L 122e R.I. Beauséjour, Marne

18 avril : Pierre BRANCHAT Fleury/L 69e R.I. Fleury, Nièvre

Découverte d'un cadavre dans la Loire à Fleury. C'est celui de Pierre Branchat, qui s'est noyé au barrage de Saint-Léger le 26 mars.

Pierre Branchat, revenu dans son village, est mort des suites de ses blessures de guerre

18 juin :Léonard CHAMORIN Fleury/L 213e R.I. Malmerspach, Alsace

             Annet MORIN Fleury/L 213e R.I. Bois en Brosse, Alsace

7 juillet : Louis CHAUSSIN Fleury 134e R.I. Marbotte

23 juillet : Jean-François MINOIS Fleury/Loire  Hôpital de Nevers

6 octobre : Joseph LAFAIE Fleury/Loire 134e R.I. Tahure, Marne                  11 octobre : Henri MEYSTRE Fleury/Loire ss.lieut. 146e R.I. Perthes-les-Hurlus

30 novembre : Nicolas BLOT Fleury/Loire 134e R.I. Erize-la-B., Meuse

 

1916

12 mars : Denis LACOUR Fleury 10e R.I. Hôpital Commercy

12 juillet : Louis PROVOST Fleury 217e R.I. Bois de la Laufée

 29 juillet : Jean TARDIVON Fleury margis 8e R. Art Caix, Somme

1er août : Maurice LEBRETON Fleury 41e RI Bois du chamois

11 octobre : Gilbert FALLET Fleury 261e R.I.T. Bray/Somme

 

1917

4 février : Jean MOINE Fleury 58e R.I.T. Fleury

13 février : Joseph ÉLOY Fleury 10e BCP Hôp. Langres

27 mars : Jean BIDEAU Fleury 237e R.I. Maisons de Champagne

25 avril : Jacques FOUCAUD Fleury 208e R.I. Lazaret de Sedan

 

1918

23 juillet : Jean-Baptiste LAFAIE Fleury 272e R.I. La Faloise, Somme

25 juillet : Gabriel GILLIER Fleury caporal 67e R.I. Villemontoire

18 août : Marin COCARD Fleury 134e R.I. Quennevières                       

13 octobre : Gilbert TURPIN Fleury 29e R.I. Saint-Quentin, Aisne

 

Le retour des prisonniers:

 

Le 16 décembre :  Gabriel Prévost, Fleury, 85e R.I., pr. 20 août 1914 à Sarrebourg,détenu à Münsingen.

 

Source: Blog « Les Bleuets Decizois » de M. Pierre Volut

Le Pont sur le canal latéral

Le pont en charpente de Fleury construit en 1834 est remplacé par un pont à poutres métalliques et culées en maçonnerie suivant un projet de 1862 proposé par l’ingénieur Verdevoye. Les travaux sont exécutés en 1862-1863 par les entrepreneurs Mielle et Coltier.

 

Le premier pont de Fleury, en charpente, reposait sur des palées et ne possédait pas de banquette de halage. Cet ouvrage a été remplacé par un deuxième pont dont les dimensions sont compatibles avec le plan Freycinet. La présence de ce pont sur une voie terrestre de petite circulation lui a permis d’être conservé jusqu’à aujourd’hui. Cet ouvrage est unique sur tout le tracé du canal latéral à la Loire. La tablier porté par deux poutres métalliques possède une voie centrale longée de deux trottoirs en encorbellement supportés par des consoles ornées de boules et reliées par quatre arcs. Le garde corps est particulièrement soigné et est orné de macarons floraux. Le pont actuel présente 11,50m d’ouverture droite entre culées et 4,10m de hauteur au-dessus du plan d’eau. Deux banquettes de halage permettaient d’assurer la continuité du halage sous l’ouvrage. L’un des trois projets de 1862, proposait des supports métalliques verticaux reliés par deux traverses et deux croix de Saint André. Cet agencement était très esthétique mais il aurait entravé le halage et c’est probablement la raison pour laquelle il n’a pas été réalisé.


Ref: Thèse universitaire sur les ouvrages d'art sur le Canal Latèral 

 

C'est arrivé à Fleury...

Lundi 4 juin : Une famille de Fleury-sur-Loire a été bien éprouvée. Le 14 octobre 1914, Joseph Bideau est mort de ses blessures de guerre, il avait 24 ans. Son frère Antoine a été tué le 11 novembre 1914, il laissait une veuve et un enfant en bas âge. Un second frère, Jean, a été tué le 27 mars 1917, il avait 21 ans. Le père, Jean-Marie, est mort de chagrin le 29 juin 1915. Il reste un fils Bideau qui est mobilisé à la 8e Section de Commis et Ouvriers à Nevers.

 

 

Dimanche 25 juin 1916 : M. Hubert Frère, maire de Fleury-sur-Loire, a pris un arrêté municipal contre les nomades : ils ont l'autorisation de faire halte pour une durée de deux heures au maximum et ce en un seul lieu précis.  

 

 

14 mai 1915 : Atterrissage à Fleury-sur-Loire, dans un pré près du château de Farchat, d'un aéroplane Voisin type 463, moteur 137 HP.   
 
Jeudi 27 mai 1915 : La Journée Française organisée à Fleury-sur-Loire a rapporté 102,15 F

 

18 juin 1915:  deux soldats de Fleury-sur-Loire, un de Decize et un autre de Saint-Germain-Chassenay sont tués dans la même attaque. La lecture du Journal des Marches et Opérations de leur régiment, le 213e Régiment d'Infanterie, permet de comprendre dans quelles circonstances ils ont vécu leur dernier combat. Depuis plusieurs semaines, le 213e R.I. alterne les positions en première ou seconde ligne sur le flanc nord-est du Langenfeldkopf, un petit sommet qui domine la haute vallée de la Thur, dans le sud de l'Alsace, et le cantonnement de repos à Malmerspach.Le 16 juin, plusieurs bataillons de ce régiment de réservistes reviennent au front ; ils prennent position dans les tranchées de seconde ligne, où ils relèvent le 5e bataillon de chasseurs. Une attaque d'envergure est programmée pour le 18 juin.Le 18 juin, à 3 h du matin, le 6e bataillon se prépare à avancer, en appui d'une attaque menée par un bataillon de chasseurs à pied dans le secteur du Bois en Brosse. A 6h 30, les chasseurs sortent des tranchées en avant-garde. A 6 h 55, la charge sonne pour les poilus du 213e.La traversée des fils de fer et l'arrivée sur la tranchée allemande sont réussies lorsque 3 obus allemands de 220 tombent dans les rangs avancés, suivis par plusieurs obus français de 75 mal ajustés. S'ensuit un flottement qui permet une contre-attaque allemande.La progression prévue est annulée. Le régiment a perdu ce jour-là 7 officiers (3 tués, 3 blessés et 1 disparu) et 310 hommes de troupe (95 tués, 61 blessés et 154 disparus). Parmi la liste des tués figurent Alexandre Labrune, matricule 014325 et Annet Morin matricule 018367. Jean Pagneux, matricule 014325 est porté disparu. Léonard Chamorin, matricule 923 a dû mourir de ses blessures le jour-même au cantonnement de Malmerspach. Tous les quatre appartenaient à la 23e compagnie.